Entre leurs mains, les pur-sang peuvent devenir des cracks. « Les chevaux de course dont nous nous occupons ont la gentillesse de faire notre publicité », indique en souriant Audrey de Clerk. La jeune femme a repris, en 2012, avec Michel Drean, l’écurie de Grenoux, à Saint-Berthevin (Mayenne).

Le débourrage des chevaux de course est une activité phare de l’écurie. Un travail fondamental pour les futurs galopeurs confiés à ce couple franco-belge. Fondamental et pourtant peu connu du grand public.

« Ici, c’est un centre de pré-entraînement. Le débourrage est l’étape où on apprend à un cheval à porter un cavalier sur son dos. Nous mettons aussi en place tous les codes qui permettent aux chevaux d’être montés, dirigés, etc. », détaille Audrey de Clerk.

Michel Drean, coresponsable de l’écurie, précise : « Le débourrage est une filière équine dans l’ombre totale. » Dans l’ombre, mais primordial en vue des courses hippiques. Après le débourrage vient le pré-entraînement, toujours dans cette structure. « On leur apprend les bases du travail de cheval de course, tant mental que physique », complète Audrey de Clerk.

« Le débourrage est crucial »

« C’est très difficile de « rattraper » un mauvais débourrage. Un bon cheval dont le débourrage est raté ne sera pas bon sur les champs de courses, précise Audrey de Clerk. Le débourrage est crucial. Nous sommes un maillon dans la filière course. »

Dans ce domaine, l’Écurie de Grenoux s’est fait un nom en près de dix ans. En témoignent les très nombreuses victoires dont sont auréolés les galopeurs passés par ici (une petite dizaine de personnes s’occupent du débourrage). Un palmarès que l’on trouve sur le site spécialisé France sire. L’écurie de Grenoux s’occupe des chevaux à partir de leurs dix-huit mois après l’élevage. La durée du pré-entraînement est variable, entre deux mois et cinq mois.

Des propriétaires de Monaco

L’écurie de Grenoux travaille à l’international : Monaco ; Allemagne ; un peu le Moyen-Orient… « Il y a des clients (les propriétaires des chevaux) que je ne connais pas du tout. Nous travaillons avec leurs courtiers », commente Audrey de Clerk.

Quatre-vingt des boxes de son écurie sont réservés au débourrage. Une grande partie des boxes sont occupés. Aux écuries de Grenoux, le débourrage ne connaît pas la crise. « Il y a beaucoup de concurrence. Mais il y a du travail pour tout le monde », conclut Audrey de Clerk.

 

 

Mikaël PICHARD


Source : Ouest France